Sam 20 Octobre 2018 - 00:00:00








CHARLES BOOTO A NGON : « L’ANOR prépare un programme de marquage des produits »
Mis en ligne le 30 Jan 2018 par, Administrateur

Le Directeur Général de l’Agence des Normes et de la Qualité était face à la presse. Au menu de cet entretien, la dernière actualité sur la présence des huiles végétales raffinées non conformes dans les marchés.

Monsieur le Directeur Général bonjour et merci de répondre aux questions de la presse. Des produits impropres à la consommation qui se retrouvent sur le marché camerounais. Nous savons que la Douane à un rôle à jouer et le Ministère du Commerce également. Quelle est la réaction de l’Anor face à cette situation ?

Charles BOOTO a NGON: Merci et disons d’emblée qu’il a été porté à la connaissance de l’Anor que certains produits, notamment des huiles végétales raffinées importées, étaient commercialisées sur l’ensemble du territoire et que ces huiles ne respectent pas la règlementation en vigueur. Il faudrait au préalable préciser que ces produits n’ont pas reçu le certificat de conformité délivré par l’Anor. Je le dis pourquoi ?

Dans le but de protéger la santé et la sécurité des consommateurs ainsi que la préservation de  l’environnement, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a institué le Programme d’Evaluation de la Conformité Avant Embarquement des marchandises importées en République du Cameroun, le PECAE ; et ceci est valable pour les produits pour lesquels les normes sont rendues d’application obligatoire. Ceci voudrait tout simplement dire que pour ces produits là, l’évaluation de la conformité est faite dans les pays d’exportation par des organismes spécialisés et reconnus mondialement.

Alors, lorsque ce processus est entamé dans les pays d’exportation, il y a une pièce essentielle qu’on appelle Certificat de Conformité qui est délivré par l’Anor. Il doit obligatoirement être présenté au niveau de la Douane avant toute sortie des marchandises. Donc, vous comprenez que ces huiles sont sur le marché alors que l’Anor n’a pas délivré de Certificat de Conformité.

Bien évidemment, nous avons suivi et heureusement, l’Anor travaille de concert avec la Brigade de répression du Ministère du Commerce qui a en charge la surveillance du marché. C’est pour cette raison que vous n’avez pas vu l’Anor dans les marchés. C’est plutôt cette brigade qui s’est chargée de retirer ces produits des circuits commerciaux.

En réalité, nous avons compris très rapidement que le PECAE à lui seul ne suffit plus dans la mesure où il ne permet pas aux consommateurs qui entrent dans les supers marchés de savoir que les produits qu’ils découvrent dans les rayons ont fait l’objet d’une évaluation de la conformité.  C’est pour cela que nous sommes en train de développer, et j’espère que cela va aboutir rapidement, un programme de marquage ; c’est-à-dire que, non seulement les produits doivent faire l’objet du PECAE mais ils seront également marqués. Ils recevront un signe distinctif, la marque NC, qui permettra de faciliter le choix des consommateurs lors des opérations commerciales.

Des produits qui se retrouvent sur le marché comme vous venez de l’évoquer sans Certificat de Conformité délivré par l’Anor comment cela est-il possible ? Ce n’est pas la première fois ?

Cela voudrait tout simplement dire que les opérateurs économiques véreux ne dorment pas. Ils ont développé de nouveaux stratagèmes qui font que dans les pays d’exportation, ils ne font pas évaluer leurs produits. Comment comprendre qu’un produit qui n’a pas de certificat de conformité sorte du port et se retrouve sur le marché. Tout naturellement, il faut aussi regarder toutes les autres voies notamment la voie terrestre et la porosité de nos frontières.

Pouvez-vous nous expliquer le processus d’homologation ? En quoi consiste-t-il concrètement ?

Très bien. Comme je l’ai dit, c’est un processus qui concerne les produits pour lesquels les normes sont rendues d’application obligatoire. L’opérateur économique qui sait qu’il doit mettre sur le marché des produits pour lesquels les normes sont d’application obligatoire saisi son fournisseur à l’étranger avec une facture, sa Déclaration d’Importation qui est délivrée au niveau de la SGS et qui informe son fournisseur sur la nature du produit à importer et le passage obligé par le PECAE. Vous devez pour cela vous adresser aux organismes accrédités qui vont par la suite évaluer la conformité de ce produit à vos frais avant qu’il n’arrive au Cameroun. Ceci veut dire que les analyses dans les laboratoires ont permis de prouver que le produit est bon pour la consommation.

Monsieur le Directeur Général, on a noté la même situation avec le lait des produits Lactatis. Le Cameroun se trouve parmi les 60 pays qui ont reçu le lait contaminé. Quelles dispositions ont été prises pour gérer cette situation ?

Je voudrais d’emblée vous dire que concernant les produits Lactatis, dès lors que nous avons été alertés, nous avons saisi la SGS et INTERTEK qui font ce travail pour le compte de l’ANOR dans le pays d’exportation. Les deux organismes nous ont fait savoir qu’ils n’ont procédé à aucune évaluation de ces produits. Ceci veut tout simplement dire que les laits Lactatis également n’ont pas reçu de Certificat de Conformité.

La question qui se pose, tout comme pour  les huiles végétales raffinées, est celle de savoir comment ces produits se retrouvent sur le marché local. Ca voudrait également dire qu’il y a des complicités, des opérateurs économiques véreux qui veulent passer au travers du PECAE pour mettre en danger la santé et la sécurité des Camerounais.

L’ANOR croise donc les bras et regarde passivement la situation ?

Nous ne croisons pas les bras. Tout naturellement, nous travaillons avec le Ministère de Commerce par le biais de sa Brigade de répression. L’ANOR, pour le moment, n’a pas de compétences pour faire la police dans les marchés  comme cela se fait ailleurs et plus précisément au Nigeria et au Kenya. Les organismes de normalisation de ces pays vont au-delà de l’élaboration des normes. Ils évaluent la conformité et font des descentes dans les marchés pour se rassurer que les produits vendus sont conformes aux normes.

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