Jeu 19 Octobre 2017 - 00:00:00







Charles Booto à Ngon : « Un an après, les perspectives sont bonnes pour le PECAE »
Mis en ligne le 27 Sep 2017 par, Administrateur

Après la deuxième session du Comité Interministériel de suivi/évaluation du Programme d’Evaluation de la Conformité Avant Embarquement des marchandises importées en République du Cameroun, PECAE, le Directeur Général de l’Anor s’est entretenu avec les journalistes. L’intégralité de cet entretien…

Il y a eu les objectifs de départ du PECAE : l’assainissement des marchés et la protection du consommateur. Un an après, quel est le bilan que vous faites par rapport à ces objectifs de départ ?

Un an après, je suis plutôt satisfait. Lorsque ce programme avait été lancé avec l’onction du gouvernement, les gens ne comprenaient pas le but du PECAE. Heureusement, par le biais des campagnes de sensibilisation qui ont été menées sur le terrain, les opérateurs économiques, les administrateurs et toutes les autres parties prenantes au processus de normalisation ont compris le bien-fondé du PECAE et son volet financier. Après une année pleine d’activités, je suis un homme comblé et les perspectives sont bonnes. Elles nous indiquent l’importance que Son Excellence Paul Biya, Président de la République et Chef de l’Etat, accorde aux questions de qualité des produits, à travers cette réforme majeure de notre politique d’importation des marchandises. Il est question pour nous de s’assurer que certains produits en provenance de l’extérieur sont de bonne qualité avant leur mise sur le marché local. Je pense qu’à ce niveau, les perspectives sont très bonnes.

Sur un tout autre plan, la mise en œuvre de ce programme gouvernemental a permis de contenir et de réduire l’invasion de notre marché par les produits non conformes. Il aura également permis, dans une synergie avec les autres outils de compétitivité qui sont mis en œuvre par l’Etat, de mieux préparer les entreprises locales à la concurrence étrangère avec l’entrée en vigueur des Accords de Partenariats Economiques avec l’Union Européenne. Enfin, le PECAE a commencé à garantir des approvisionnements en matières premières de qualité pour nos industries locales, des gains de temps et de meilleurs délais de mise sur le marché des produits importés.

Je tiens à préciser ici que l’ANOR est une jeune structure qui ne devait son salut qu’aux subventions de l’Etat. Il était important pour elle de consolider sa notoriété en recherchant d’autres voies de financement dans l’optique d’une acquisition de son autonomie financière.

Quelles sont les difficultés rencontrées sur le terrain un an après la mise en œuvre de cette phase pilote ?

Après le lancement officiel des activités du PECAE, une période transitoire de trois mois avait été accordée aux opérateurs économiques pour faciliter une meilleure assimilation des mécanismes de mise en œuvre du Programme. Cette transition a aussi permis aux entreprises ayant obtenu des Attestations de Vérification Documentaire (AVD) avant la date d’entrée en vigueur du PECAE de proroger la validité dudit document. 

Tout naturellement, les difficultés existent et elles tournaient autour de la compréhension et la perception que nos partenaires avaient de ce programme gouvernemental. Il y avait également la difficulté de gérer l’absence de certaines normes camerounaises et la nécessité d’utiliser les normes internationales qui n’étaient pas encore adaptées à notre environnement économique. Mais aujourd’hui, nous évoluons vers l’adaptation  de ces  normes sur lesquelles nous allons tenir compte des réalités camerounaises. Il s’agit de déboucher sur un portefeuille de normes assez élargi pour couvrir l’ensemble des produits qui font l’objet du PECAE.  Nous devons protéger l’industrie locale contre la contrefaçon et la contrebande ; et garantir davantage la santé et la sécurité des consommateurs.

Vous allez mettre sur pied un marquage des produits. Si vous avez opté pour ce système, cela veut sans nul doute dire qu’il y a quelque chose qu’il faut corriger ?

Disons que le Cameroun n’innove pas dans ce domaine. Le PECAE est déjà mis en place dans la plupart des pays africains et le reste du monde. Comme vous le savez très bien, l’objectif de ce Programme est de procéder à l’évaluation de la conformité des produits dans le pays d’exploitation avant leur mise sur le marché local. Et ceci est important pour une simple raison : s’assurer que les produits sont de bonne qualité et pour y parvenir, il faut tout naturellement qu’on procède à leur évaluation. Faire une telle évaluation recommande qu’on puisse avoir sur place une infrastructure de contrôle adaptée ; j’entends par là, des laboratoires accrédités qui sont capables de donner des résultats fiables pour prouver que les produits ne sont pas dangereux.

Le Premier ministre ayant mis en place ce programme, le gouvernement a opté pour une phase pilote qui doit durer deux ans. Nous sommes déjà à une année de mise en œuvre et il était important pour nous de dresser le bilan de tout ce qui a été fait. Je voudrais déjà vous dire que, contrairement à d’autres pays, le Cameroun a opté pour un PECAE qui ne concerne que les produits pour lesquels les normes sont rendues d’application obligatoire. Vous comprendrez aisément qu’il y a tout un pan de produits qui ne font pas l’objet du PECAE et pour lesquels nous courront le risque d’avoir des marchandises de mauvaise qualité dans nos marchés.

Comment le consommateur peut percevoir qu’effectivement, le produit qui est mis à sa disposition, est de bonne qualité ?

C’est justement pour cette raison que nous allons introduire, et ceci avec l’accord de la hiérarchie, ce principe de marquage. Ceci revient à dire qu’il faudra désormais une vignette qualité qui permettra au consommateur présent dans un supermarché, de savoir que tel produit a effectivement fait l’objet d’une évaluation de la conformité. Aujourd’hui, il n’y a aucun élément qui le certifie. Dans d’autres pays, vous retrouvez déjà ce marquage sur tous les produits qui ont fait l’objet d’une évaluation de la conformité. Mais, je voudrais également vous rassurer que nous n’allons pas nous limiter seulement aux produits importés ; pour être en conformité avec l’Organisation Mondiale du Commerce, nous allons également nous rassurer que les produits fabriqués localement ont fait l’objet d’une évaluation de la conformité et qu’ils seront également marqués.

« La mise en œuvre du PECAE permettra de contenir l’invasion de notre marché par les produits non conformes »

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